A Gynecologists’ Guide to DES Daughter Care

Dr Guide For DES Daughters 2015

What DES Daughters and their doctors need to know about the lifelong risks of DES exposure to have a discussion about DES health and needs and concerns.



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Le paradoxe de la nouvelle “médecine personnalisée” : à l’encontre de l’individualité

Personnalisation sans individu

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 16/06/2018

Toute décision thérapeutique s’appuie sur trois composantes.

  1. La première est évidemment un diagnostic précis.
  2. La seconde relève des données de la science biomédicale.
  3. La troisième concerne le patient : son environnement, sa personnalité, ses préférences.

Sans diagnostic précis, les actions thérapeutiques ne peuvent être que commerciales ou obscurantistes. Le commerce soigne des maladies à venir en s’appuyant sur des critères intermédiaires, le plus souvent insuffisants ou manipulés. L’obscurantisme soigne des symptômes par autosuggestion. Précisons ici que ni le commerce, ni l’obscurantisme ne sont l’apanage d’aucune médecine officielle ou officieuse, chacune puisant abondamment dans les deux registres.

Les progrès faramineux de la science et des techniques auraient dû conduire à des diagnostics de plus en plus précis induisant à leur tour des décisions de plus en plus circonscrites, voire univoques. Or nous constatons une multiplication des propositions de soins, autour de critères intermédiaires de moins en moins validés.

  • Les pratiques officieuses foisonnent en inventant de nouveaux préfixes à « pathie ».
  • Les pratiques officielles multiplient les critères chiffrés de soin et de prévention avec une simplification qui laisse pantois.
  • Les méthodes psychothérapiques se comptent par centaines.
  • Même dans le domaine de la vaccination, classiquement le plus scientifique et le moins commercial, on s’aventure vers des chiffres stupéfiants, puisque plus de 300 vaccins différents sont à l’étude.

La notion même de santé disparait dans cette cacophonie diagnostique, préventive et thérapeutique. Cet écart paradoxal entre les progrès de la biomédecine et la régression conceptuelle de la santé révèle les deux individus/patients actuels. Le premier zappe librement d’une proposition sanitaire à l’autre en refusant la domination d’une science ou d’un dogme. Le second se soumet sans discernement aux gourous qui manipulent ses croyances, ou aux marchands qui pervertissent sa science.

La science façonnée par les marketeurs des firmes est mise à rude épreuve : de plus en plus de médecins ont appris à en décoder les subterfuges, de plus en plus de citoyens ont appris à s’en dispenser. Les innovations pharmaceutiques ayant désormais un impact médiocre sur le gain de quantité-qualité de vie, l’unique solution est d’augmenter encore la pression mercatique.

Le slogan de « médecine personnalisée », créé sur ce constat, veut nous faire rêver à la fin des errances entre des pratiques médicales inconciliables, avec retour de l’individu au centre du soin…

La personnalisation est l’expertise des cliniciens depuis toujours. Non seulement, les marketeurs ont usurpé le terme, mais ils façonnent une personnalité sur de passagères mutations tumorales ou de subtiles voies métaboliques, dans une simplification qui laisse aussi pantois que les précédentes. L’individualité s’en éloignant davantage, les cliniciens et les gourous vont avoir encore plus de boulot.

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Behavioral effects of pain medications

Increased risk of adverse neurodevelopmental outcomes following prenatal non-prescription paracetamol exposure

2018 Study Highlights

  • All nine studies suggest prenatal APAP is associated with adverse neurodevelopment.
  • These neurodevelopmental endpoints include ADHD, ASD and lower IQ.
  • Associations were strongest for hyperactivity and attention-related outcomes.
  • Controlling for indication for use, when possible, did not explain associations.
  • Given these findings, pregnant women should be cautioned against indiscriminate APAP use.

Abstract

Background
The non-prescription medication paracetamol (acetaminophen, APAP) is currently recommended as a safe pain and fever treatment during pregnancy. However, recent studies suggest a possible association between APAP use in pregnancy and offspring neurodevelopment.

Objectives
To conduct a review of publications reporting associations between prenatal APAP use and offspring neurodevelopmental outcomes.

Methods
Relevant sources were identified through a key word search of multiple databases (Medline, CINAHL, OVID and TOXNET) in September 2016. All English language observational studies of pregnancy APAP and three classes of neurodevelopmental outcomes (autism spectrum disorder (ASD), attention deficit hyperactivity disorder (ADHD), and intelligence quotient (IQ)) were included. One reviewer (AZB) independently screened all titles and abstracts, extracted and analyzed the data.

Results
64 studies were retrieved and 55 were ineligible. Nine prospective cohort studies fulfilled all inclusion criteria. Data pooling was not appropriate due to heterogeneity in outcomes. All included studies suggested an association between prenatal APAP exposure and the neurodevelopmental outcomes; ADHD, ASD, or lower IQ. Longer duration of APAP use was associated with increased risk. Associations were strongest for hyperactivity and attention-related outcomes. Little modification of associations by indication for use was reported.

Conclusions
Together, these nine studies suggest an increased risk of adverse neurodevelopmental outcomes following prenatal APAP exposure. Further studies are urgently needed with; precise indication of use and exposure assessment of use both in utero and in early life. Given the current findings, pregnant women should be cautioned against indiscriminate use of APAP. These results have substantial public health implications.

Behavioral effects of birth control pills

Developmental estrogen exposures and disruptions to maternal behavior and brain: Effects of ethinyl estradiol, a common positive control

2018 Study Highlights

  • Developmental EE2 exposure increases time spent on maternal self-care.
  • Pups born to EE2-treated females were less likely to initiate nursing on LD14.
  • Exposure to EE2 altered ERα expression in the MPOA both early and late in lactation.
  • Developmental EE2 exposure decreased dopaminergic cells in the VTA on LD2.
  • Effects of EDCs on maternal behavior depend on chemical and period of exposure.

Abstract

Due of its structural similarity to the endogenous estrogen 17β-estradiol (E2), the synthetic estrogen 17α-ethinyl estradiol (EE2) is widely used to study the effects of estrogenic substances on sensitive organs at multiple stages of development.

Here, we investigated the effects of EE2 on maternal behavior and the maternal brain in females exposed during gestation and the perinatal period.

We assessed several components of maternal behavior including nesting behavior and pup retrieval; characterized the expression of estrogen receptor (ER)α in the medial preoptic area (MPOA), a brain region critical for the display of maternal behavior; and measured expression of tyrosine hydroxylase, a marker for dopaminergic cells, in the ventral tegmental area (VTA), a brain region important in maternal motivation.

We found that developmental exposure to EE2 induces subtle effects on several aspects of maternal behavior including time building the nest and time spent engaged in self-care. Developmental exposure to EE2 also altered ERα expression in the central MPOA during both early and late lactation and led to significantly reduced tyrosine hydroxylase immunoreactivity in the VTA.

ur results demonstrate both dose- and postpartum stage-related effects of developmental exposure to EE2 on behavior and brain that manifest later in adulthood, during the maternal period. These findings provide further evidence for effects of exposure to exogenous estrogenic compounds during the critical periods of fetal and perinatal development.

About perimenopausal and postmenopausal women using hormones treatment

Barbara Seaman, New York University, 2003

Barbara Seaman, American author, activist, and journalist, talks.

L’effondrement de la spermatogénèse et la manipulation des normes

À la recherche des contrées spermatiques

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 22/05/2018

Parfois les chiffres s’expriment d’eux-mêmes sans qu’il soit nécessaire de les faire parler. En 1940, la quantité de spermatozoïdes par ml de sperme était de 113 millions. Cinquante ans plus tard, en 1990, elle était de 66 millions. Pendant la même période, le volume de l’éjaculat est passé de 3.40 ml à 2.75 ml.

Alors qu’un degré de réchauffement climatique fait l’objet d’un catastrophisme rabâché sur tous les médias, cet effondrement de la spermatogénèse se déroule dans le plus grand silence. Ce déficit de vulgarisation de la biologie et de la médecine, comparées à toutes les autres sciences dures ou molles, est un problème chronique qui provient essentiellement de la manipulation des normes.

Ainsi, devant cette catastrophe spermatique, l’OMS a tout simplement modifié les normes de l’hypospermie (limite à partir de laquelle on considère le sperme comme insuffisant). Surprenante manipulation. Pour l’éjaculat, cette norme était 3ml en 1940, 2ml en 1999 et 1,5 ml en 2010. Pour le taux de spermatozoïdes par ml, on a vite oublié les 66 millions de 1990, pour tomber rapidement à 20 millions en 1999 et à 15 en 2010 ! On a même décrété que la fertilité pouvait subsister jusqu’à 5 millions, sans considérer qu’un spermatozoïde victorieux qui pénètre un ovule du XXI° siècle a combattu vingt fois moins d’adversaires qu’en 1940.

Nous savons depuis longtemps que les multiples perturbateurs endocriniens de l’agro-alimentaire et de la pétrochimie sont à l’origine de cette dégénérescence spermatique, et nous savons depuis peu que les marques épigénétiques de ce processus sont héritables.

On peut expliquer le silence autour de ces faits de deux façons, l’une réfléchie, l’autre primesautière.

  1. La première résulte d’un lobbysme bien compris pour ménager le système productif qui structure toute notre société.
  2. La seconde est un mélange confus de sentiments inavouables et contradictoires : avec 7 milliards d’habitants, faisons fi des problèmes de fécondité, espérons que l’hypofertilité épargnera notre pays ou notre communauté socio-culturelle, on inventera de nouvelles procréations médicalement assistées, etc. Lorsque l’autruche met sa tête dans le sable, c’est peut-être parce qu’elle a honte.

Les spermatozoïdes deviennent encore plus rares et plus fragiles que les abeilles et le dogme de la croissance du PIB est intouchable. Après avoir sauvé plusieurs industries en abaissant les normes de la spermatogenèse, la docile OMS a également favorisé l’industrie pharmaceutique en abaissant les normes de la glycémie et de la tension artérielle.

Devant l’impossible vulgarisation des sciences biomédicales, il ne nous reste plus qu’à espérer qu’il subsistera des contrées spermatiques où nos filles pourront aller se faire féconder…

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Maternal antidepressant use associated with increased risk of miscarriage

Major depression, antidepressant use, and male and female fertility : Cohort study

2018 Study Abstract

Objective
To determine if maternal major depression (MD), antidepressant use, or paternal MD are associated with pregnancy outcomes after non-IVF fertility treatments.

Design
Cohort study, DOI: https://doi.org/10.1016/j.fertnstert.2018.01.029, May 2018.

Setting
Clinics.

Patient(s)
Participants in two randomized trials: PPCOS II (clomiphene citrate versus letrozole for polycystic ovary syndrome), and AMIGOS (gonadotropins versus clomiphene citrate versus letrozole for unexplained infertility).

Intervention(s)
Female and male partners completed the Patient Health Questionnaire (PHQ-9). Female medication use was collected. PHQ-9 score ≥10 was used to define currently active MD.

Main Outcome Measure(s)
Primary outcome: live birth. Secondary outcomes: pregnancy, first-trimester miscarriage. Poisson regression models were used to determine relative risks after adjusting for age, race, income, months trying to conceive, smoking, and study (PPCOS II versus AMIGOS).

Result(s)
Data for 1,650 women and 1,608 men were included. Among women not using an antidepressant, the presence of currently active MD was not associated with poorer fertility outcomes (live birth, miscarriage), but rather was associated with a slightly increased likelihood of pregnancy. Maternal antidepressant use (n = 90) was associated with increased risk of miscarriage, and male partners with currently active MD were less likely to achieve conception.

Conclusion(s)
Currently active MD in the female partner does not negatively affect non-IVF treatment outcomes; however, currently active MD in the male partner may lower the likelihood of pregnancy. Maternal antidepressant use is associated with first-trimester pregnancy loss, which may depend upon the type of antidepressant.

Le flux instinctif libre : une alternative aux protections hygiéniques, serviettes et tampons

Sang tabou : comment j’ai arrêté les tampons

Pouvoir retenir ses règles natutellement, pour les évacuer librement aux toilettes, c’est le principe du flux instinctif libre.
Nina Almberg vous dit tout sur cette méthode étonnante.

  • Sang tabou, un documentaire arte RADIO, 08 mars 2018.
  • Extraits de pubs vintage et textes de :
    • Pline l’Ancien, “Histoire naturelle”, 77 après JC
    • Claude Levi-Strauss, “l’Origine des manières de table”, 1968
    • Coran, sourate II, verset 222, VIIème siècle après JC
    • Saint-Grégoire, “Homélie 29”, Vème siècle après JC
    • Tardieu, “Manuel de pathologie et de clinique médicale”, 1873
    • Séverin Icard, “la Femme pendant la période menstruelle : étude de la psychologie morbide”, 1890
    • Sigmund Freud, “Nouvelle Conférence d’introduction à la psychanalyse”, 1932.

Promouvoir et Généraliser l’Allaitement Maternel

Quel avenir pour les seins plats ?

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 08/05/2018

Lorsqu’un marché s’annonce mirobolant par l’énormité de sa clientèle potentielle, l’art du marketing est de transformer chaque évidence en question et chaque angoisse en un problème soluble. Au moment du baby-boom et de l’agro-alimentaire florissant, remplacer le lait maternel par du lait industriel était un rêve mercatique sans précédent. Mais, vendre ce que la nature offre toujours, et convaincre que du lait de vache en poudre est plus profitable au nourrisson que du lait liquide au sein, nécessitait de copieux argumentaires.

Pendant les deux ou trois jours qui suivent l’accouchement, une mère produit du colostrum, encore plus précieux que le lait, mais dont l’aspect jaunâtre n’inspire pas la sympathie. Des mères furent ainsi subtilement persuadées qu’elles n’avaient pas de lait ou qu’il n’était pas de bonne qualité. Avec la preuve par les faits : au bout de trois jours, elles n’avaient vraiment plus de lait, car c’est la tétée du colostrum qui déclenche la lactation.

L’argument des petits seins a convaincu d’autres mères de leur misère lactique. Même si l’on savait que des seins plats produisent autant de lait que les autres, puisque chez tout mammifère, le lait se fabrique au moment de la tétée.

L’argument de la libération a été le plus efficace : les femmes pourraient travailler et se libérer du poids de la maternité. Les seins, n’étant plus soumis à la voracité du bébé, seraient définitivement protégés de l’avachissement (notez la racine ‘vache’ du mot). « Les femmes ne sont pas des vaches tout de même ! » Le marché a réussi à faire prononcer cette phrase à des femmes de haut niveau d’éducation.

Mieux encore, plusieurs de ces arguments ont su convaincre l’Afrique puisque le lait blanc des blancs a pénétré les colonies, provoquant une hausse spectaculaire de la mortalité infantile, à côté de laquelle les génocides sont un « détail » de l’histoire, comme dirait un populiste.

Aujourd’hui encore, l’allaitement artificiel est la première cause de morbidité infantile, et l’une des causes de cancer du sein. Voilà un véritable enjeu de santé publique. Mais le piège dialectique et politique est infernal : promouvoir l’allaitement maternel sans passer pour machiste ou rétrograde.

Au-delà de la gestion des médicaments et autres leurres ou babioles, un ministre de santé devrait étudier comment assurer la carrière professionnelle, l’égalité salariale, la protection sociale et tous les aspects de la reconnaissance, à celles qui allaitent nos enfants.

J’entends tous les jours qu’il faut penser aux générations futures. Soudoyer des entrepreneurs qui garantiraient la protection, le salaire et la promotion des femmes allaitantes me parait plus adéquat que de soudoyer des entrepreneurs qui vendent des milliards de médicaments qui ne font pas gagner un jour de vie à nos vieillards. Je concède cependant qu’il sera très difficile d’évaluer, sans biais, la balance bénéfices/risques pour le PIB, la Sécurité sociale et la santé publique.

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