Prise en charge des enfants Distilbene : insuffisante, rappelle Catherine Fabre

Intervention de Catherine Fabre, Députée

Assemblée Nationale, Commission des affaires sociales, 24 Octobre 2018.

La prise en charge des enfants Distilbene est aujourd’hui considérée comme insuffisante par les victimes, qui réclament une réparation par la santé, un suivi en amont, un accompagnement gynécologique annuel accru et adapté, qui soit entièrement pris en charge.

Sources

Le Distilbène DES, en savoir plus

Les dangers de l’obligation vaccinale chez les nourrissons

Certains vaccins sont complètement inutiles, dit Serge Rader

Interview de décembre 2017, publié par Magazine Nexus.

Serge Rader, pharmacien spécialiste des vaccins, pousse un cri de colère pour qu’un véritable débat scientifique puisse avoir lieu, sans la mainmise des laboratoires pharmaceutiques.

  • Auteur des livres “Vaccins : oui ou non ?” et “Le racket des laboratoires pharmaceutiques : et comment s’en sortir” Serge Rader, pharmacien durant de très nombreuses années et depuis peu lanceur d’alertes, explique, au travers de cas concrets, les dangers de l’obligation vaccinale chez les nourrissons.

Médicaments et grossesse : les bons réflexes, rappel ANSM 2018

De manière générale, l’utilisation de médicaments, y compris ceux vendus sans ordonnance, doit être évitée au cours de la grossesse

Points Clés

  • Prévenir son médecin d’un projet de grossesse
  • Pas d’automédication
  • Informer les professionnels de santé de sa grossesse
  • Ne pas arrêter un traitement sans avis médical

En cas d’affection aigue ou chronique le professionnel de santé peut envisager la nécessité d’un traitement médicamenteux chez une femme au cours de sa grossesse.

Si un traitement s’avère nécessaire, il revient au prescripteur d’en évaluer le bénéfice risque pour la patiente et son enfant à naître.

La patiente ne doit en aucun cas prendre un médicament sans avoir préalablement pris conseil auprès d’un professionnel de santé.

La patiente ne doit dans aucun cas arrêter ou modifier un traitement qui lui a été prescrit sans en avoir préalablement parlé avec son médecin, sa sage-femme ou son pharmacien. Cela peut entraîner des risques pour elle et/ou l’enfant à naître.

Dossier Spécial ANSM

La mainmise des laboratoires pharmaceutiques sur la vaccination

Serge Rader pharmacien, 2018 : Buzyn et la dictature des vaccins

Vidéo publiée le 23 juillet 2018 par TV Libertés.

Serge Rader, pharmacien spécialiste des vaccins, pousse un cri de colère pour qu’un véritable débat scientifique puisse avoir lieu, sans la mainmise des laboratoires pharmaceutiques.

  • Auteur du livre “Le racket des laboratoires pharmaceutiques : et comment s’en sortir” Serge Rader, pharmacien durant de très nombreuses années et depuis peu lanceur d’alertes met en lumière, au travers de cas concrets, les dangers de la vaccination.
  • Nos liste de vidéos sur les médicaments et labos.

Jean-Pierre Sueur s’inquiète du suivi des femmes victimes du Distilbène

Sénat, questions orales, séance publique du 31 juillet 2018

La prise en charge des enfants (et petits-enfants) exposés in utero au Distilbène n’est toujours pas solutionnée en 2018…

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, vice-président de la commission des lois du sénat, ancien ministre, a posé ce mardi 31 juillet 2018 une question orale à Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, sur les modalités de réparation du préjudice subi par les victimes du Distilbène (DES).

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées lui a apporté, au nom d’Agnès Buzyn, des réponses.

Sources

Le Distilbène DES, en savoir plus

La prévention pharmacologique : un traitement qui rapporte

L’apogée médicale serait-elle déjà loin ?

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 06/06/2018

Le succès médical de l’insuline en 1921 s’est accompagné d’un succès commercial moyen, car malgré l’obligation d’un traitement à vie, la cible des patients était étroite. Dans les années 1940, l’extraordinaire efficacité des antibiotiques s’est doublée d’un succès commercial sans précédent, mais les traitements étaient courts, car immédiatement efficaces.

Trop peu de patients d’un côté, et des patients trop vite guéris de l’autre, les industriels ont vite compris qu’aucun de ces deux miracles médicaux n’était véritablement miraculeux pour le commerce. Il fallait des cibles larges et des traitements à vie. Cette évidence mercatique allait définitivement réorganiser l’activité de l’industrie pharmaceutique. Avec une ténacité aboutissant progressivement à canaliser la recherche médicale, à détourner l’éducation sanitaire de la population vers une prévention pharmacologique et, in fine, à circonscrire la recherche clinique et l’enseignement universitaire.

Aujourd’hui, la très grande majorité des prescriptions médicamenteuses s’adresse à des maladies virtuelles (facteurs de risque) ou potentielles (gènes ou cancers dépistés) qui n’ont jamais été cliniquement vécues par les individus et ne le seront probablement jamais. Cette médicamentation de la société a créé de nouvelles maladies iatrogènes (celles-ci réellement vécues), et des addictions plus nombreuses et plus graves que les classiques addictions aux drogues illicites.

Depuis l’halitose (mauvaise haleine passagère) transformée en maladie chronique en 1920 pour vendre un désinfectant ménager transformé en médicament contre l’exclusion sociale, la liste des maladies et concepts pathologiques nouveaux créés par cette recherche marchande ne cesse de s’accroître. Ménopause, dysfonction érectile, dysphorie prémenstruelle, insomnies crées par les benzodiazépines, timidité, décrets d’anomalies métaboliques, tristesse ou fatigues passagères, allergies alimentaires factices, hyperactivité, colère, hypertensions labiles ou approximatives, dépressions ou migraines chronicisées par leur traitement, dépendance irréversible aux opioïdes, pour ne citer que les plus connues.

Mais il serait injuste de n’accuser que big pharma et d’élaborer une théorie du complot. La réalité est plus simple, la naïveté anthropologique qui a façonné les religions se déplace et se prolonge en d’autres croyances : une gélule peut retarder la sénescence ou compenser les extravagances nutritives, un comprimé peut supprimer l’angoisse existentielle ou régler les conflits conjugaux.

Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’il subsistera encore au moins 1% de la recherche pour les vrais, jeunes, rares et graves malades et pour les millions de morts par infections tropicales. Sinon, l’apogée de la médecine serait déjà loin derrière nous, car si les transhumanistes ont résolument décidé de prendre le relais commercial, ils n’ont pas l’intention de prendre le relais médical ni d’assumer la charge clinique.

En Savoir Plus

Le “condition branding” de l’industrie pharmaceutique

Addiction suprême après les jeux-vidéo

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 02/07/2018

Le critère essentiel et indispensable dans le diagnostic d’addiction a toujours été la présence d’un syndrome de sevrage. Autrement dit, l’addiction ne peut concerner que des toxiques (alcool, tabac, drogues) dont l’arrêt brutal provoque de graves troubles physiopathologiques.

Mais avec les dérives verbales et diagnostiques caractérisant nos sociétés surmédicalisées, le terme d’addiction est de plus en plus souvent utilisé pour des comportements. Après le sport, le pari et le sexe pathologiques, voici le jeu-vidéo pathologique des enfants, officialisé par l’OMS en juin 2018.

Comment expliquer un tel laxisme terminologique au sein d’une discipline qui ne cesse de revendiquer le statut de science exacte ?

Un minimum de sens de l’observation nous montre que tout cela relève du “condition branding” : terme intraduisible désignant ce que font les marketeurs de l’industrie pharmaceutique pour vendre des maladies au même titre que d’autres vendent une marque (brand) de chaussures ou de parfum.

La psychiatrie en est devenue le terrain favori après que les plus banales anxiétés et dépressions aient été déclinées avec tant de succès en diverses maladies. Il n’y a aucune limite prévisible à cette mentalisation pharmacologique, car rien n’est plus flou que les troubles mentaux.

  • Le trouble dysphorique prémenstruel a été promu pour recaser la fluoxétine (Prozac),
  • le trouble d’anxiété sociale pour créer une niche à la paroxétine (Deroxat),
  • le trouble panique pour élargir les indications de l’alprazolam (Xanax).

Ces campagnes où le nom du produit n’est jamais directement prononcé sont nommées “unbranded campaigns”. Même les médias publics, les ministères et l’OMS sont des acteurs ingénus ou subornés de ces campagnes invitant les citoyens à reconnaître au plus vite des “maladies” injustement méconnues comme l’ostéoporose, la DMLA, l’hyperactivité ou le déficit cognitif mineur.

N’en doutons pas, dans les mois ou années qui viennent, un médicament sera proposé pour soigner cette nouvelle addiction aux jeux-vidéo. Il s’agira, soit d’une nouvelle niche pour un produit existant, soit de la promotion d’un nouveau produit.

Cette nouvelle “maladie” vient gonfler la liste des centaines de troubles mentaux pour lesquels on vante une intervention pharmacologique. Bien que les régressions spontanées soient fréquentes et que les psychothérapies restent les meilleures options dans la très grande majorité des troubles de l’humeur et du comportement.

Le but de toutes ces savantes orchestrations est d’établir l’addiction suprême pour le plus grand nombre. Une addiction aux psychotropes (tranquillisants, neuroleptiques et antidépresseurs) qui est certainement la plus fréquente et la plus irrémédiable de toutes.

Peu importe alors que la cause initiale soit comportementale ou toxicologique, notre aveuglement face au “condition branding” aboutit généralement à une addiction aux psychotropes. Au sens le plus strict du terme.

En Savoir Plus

Les bienfaits de la déprescription médicamenteuse

Le médecin expert de demain

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 09/07/2018

On ne cesse de s’interroger sur l’évolution et l’avenir de la médecine.

  • Vulgarisation biaisée par internet,
  • mainmise des industriels sur l’enseignement universitaire,
  • télémédecine,
  • intelligence artificielle,
  • saturation des urgences,
  • etc.

sont autant de thèmes récurrents qui démontrent les profondes mutations de la pratique médicale en quelques décennies.

Les plus vieux praticiens se désolent de l’appauvrissement du sens clinique pendant que leurs jeunes confrères considèrent que la technologie l’a enrichi. Mais tous ont conscience de la nécessité de formaliser de nouveaux savoirs destinés à de futurs cliniciens qui seraient idéalement agrégateurs d’informations, modérateurs de diagnostic et piliers de soin.

Sur le chemin complexe de cette utopie, il est une première expertise très facile à développer, celle de “iatropathologiste“. Une pathologie est dite “iatrogène” lorsqu’elle est induite par la médecine.

Cette iatropathologie, aujourd’hui devenue l’une des premières causes de morbidité et de mortalité en Occident, est aussi la plus largement méconnue. Cette méconnaissance s’explique

  • par la réticence bien compréhensible des médecins à l’accepter.
  • Elle s’explique aussi par le manque d’essais cliniques démontrant son ampleur. Il est en effet très difficile de faire financer des essais destinés à démontrer les dangers de la polymédicamentation ou les bienfaits de la déprescription médicamenteuse. Par ailleurs, les essais cliniques démontrant les bienfaits des médicaments excluent généralement les séniors et les enfants qui sont pourtant les tranches d’âge les plus concernées par la prescription médicamenteuse.
  • Enfin aucune politique n’incite véritablement à la pharmacovigilance, bien qu’il soit devenu quasiment impossible d’échapper à l’une des multiples facettes de la médicamentation :
    • ordonnances de spécialistes de plus en plus nombreux,
    • automédication,
    • drogues illicites,
    • produits dopants, f
    • aux médicaments sur internet,
    • produits naturels ou ésotériques,
    • etc.

L’expérience confirme que devant un symptôme ou une plainte dont on ne trouve pas l’origine, plus de deux fois sur trois, l’enquête médicamenteuse et la réflexion iatropathologique permettent de dénouer l’énigme. Tout particulièrement en gériatrie, mais aussi parfois en pédiatrie. La déprescription est très souvent le seul moyen de soulager le patient. Et lorsque ce sevrage médicamenteux est impossible, il s’agit souvent d’une addiction à des antalgiques opioïdes ou à des psychotropes qui n’auraient jamais dû être prescrits. On en revient toujours à la pathologie iatrogène.

Assurément, le clinicien expert de demain sera iatropathologiste. Une médecine si simple qu’un enfant de cinq ans pourrait la pratiquer. Pour parodier Groucho Marx : qu’on nous amène vite des médecins de cinq ans.

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Interview du gynécologue Anne Cabau sur le distilbene

Archives Antenne 2 Midi, 16 février 1983

Anne Cabau a été une lanceuse d’alerte à une époque où ce terme n’existait pas. Sans ses travaux, l’affaire du Distilbène n’aurait jamais éclaté.

Anne Cabau, médecin gynécologue à la MGEN, qui avait contribué à faire éclater le scandale du Distilbène en 1983, est décédée dimanche 01 juillet 2018 à Paris à l’âge de 81 ans, a annoncé lundi le Réseau DES France, association des victimes de ce médicament.

Le Distilbène DES, en savoir plus

Distilbène® 1mg

“Affections sévères de la prostate”… image credit Réseau DES France

Le Diethylstilbestrol ou DES a été commercialisé via de nombreux noms tels que le Distilbène®, Stilbetin®, Stilboestrol-Borne®, Benzestrol®, Chlorotrianisene®, Estrobene® et Estrosyn® par exemple.

Nombre de sociétés ont promu et vendu leur médicament DES sous plus de 200 noms de marque différents.

Il est toujours prescrit pour certaines affections sévères de la prostate.

Images de médicaments DES

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