Big pharma partnering with influencers to sell drugs, medical devices

The latest Instagram influencer frontier? Medical promotions

Abstracts

“By enlisting influencers to market their health care products amid a stream of Facetuned photos, pharmaceutical and biotechnology companies co-opt narratives that give social media users a sense of how healthy they can be, if only they had this product.”

“Social media enables its users to connect over shared interests, locations, and even illnesses. Using this formula, health care companies locate potential influencers who can use these commonalities to reach and build trust with an audience.”

“One wonders why a company would assume the risk of misinformed patients, as they are responsible for what their paid endorsers say. The reason is simple: One in three consumers in the US consult social media for health-related matters. “

Read The latest Instagram influencer frontier? Medical promotions, on vox, Feb 15, 2019.

La façon de penser de l’industrie pharmaceutique

Considérons enfin les phases de vie

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 01/01/2019

La cigale Magicicada septemdecim est ainsi nommée car elle a une phase larvaire de dix-sept ans suivie d’une phase adulte (imago) de seulement six semaines. Il nous est difficile d’imaginer qu’un état larvaire constitue l’essentiel d’une durée de vie.

La notion de « phase de vie » est capitale dans la compréhension du vivant. La phase adulte de cette cigale ne sert qu’à la reproduction. En termes d’évolution, il est superflu de vivre après avoir produit une progéniture capable d’atteindra elle-même l’âge de la reproduction.

Les médecins n’ont pas été formés à réfléchir en ces termes de phase de vie. L’idée de soigner les nourrissons et les enfants est relativement récente, la mortalité infantile a longtemps été vécue comme une fatalité. Aujourd’hui, la médecine consacre l’essentiel de son budget à la prolongation de la vie adulte et l’essentiel de sa communication à en promouvoir le programme.

La santé publique pourrait pourtant profiter d’une médecine mieux formée aux phases de vie. Cette individualisation du soin serait assurément plus pertinente de celle dont les marchands de santé ont récemment fait un slogan. Identifier l’ADN tumoral chez un adulte est un leurre d’individualisation et un piètre progrès conceptuel en cancérologie.

L’immense majorité des essais cliniques en pharmacologie est réalisée sur des adultes. Les résultats en sont généralement extrapolés aux enfants et aux vieillards par de simples règles de trois, basées sur le poids ou la fonction rénale. Médicaments parfois utilisés chez la femme enceinte, alors que la physiologie et l’immunologie d’une grossesse, d’un embryon ou d’un fœtus sont peu comparables à celles d’un adulte.

Les ressources métaboliques d’un enfant sont allouées à la croissance, celles d’un adolescent à la maturation sociale et sexuelle, celles des adultes à d’incessants compromis entre reproduction, soins parentaux et gestion de la complexité socio-culturelle ; celles des séniors sont allouées exclusivement aux processus de réparation. Tous ces individus ont des physiologies aussi différentes que le sont celles de la larve et de l’imago de notre cigale.

Plus trivialement, une hypercholestérolémie ou une hypertension n’ont pas la même nocivité à 20 ans et à 70 ans. Une cellule cancéreuse n’a pas le même destin à 10, 40 ou 70 ans. Une douleur articulaire n’a pas la même valeur sémiologique à 5 ans qu’à 20 ou 80 ans. Un déficit cognitif passager n’est pas le même motif d’alerte à 15 ans qu’à 75 ans. Aucune chimie ne convient aux embryons, aucun psychotrope ne convient aux enfants, la morphine ne convient pas aux adultes, la prévention immunitaire n’est pas adaptée aux vieillards.

Depuis un demi-siècle, nos universités médicales se font méthodiquement enfermer dans la façon de penser de l’industrie pharmaceutique. Revenir à plus de biologie fondamentale et mieux enseigner les phases de vie permettrait de se libérer de ce carcan cognitif.

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Traitements inutiles et sophisme du Concorde

Des patients prosélytes et sans regrets

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 08/01/2019

Le fait de continuer à investir dans un projet sans espoir est un comportement irrationnel et pourtant très fréquent. Les neuropsychologues le nomment de diverses façons “phénomène du regret” ou des “coûts irréductibles” ou encore “sophisme du Concorde“. En effet, l’histoire de notre avion supersonique franco-britannique en est une parfaite illustration : malgré l’évidence de cet investissement sans retour, on a continué à financer cet avion pour ne pas admettre avoir dépensé tant d’argent pour rien.

Une décision optimale devrait logiquement résulter d’un équilibre entre les bénéfices escomptés et les coûts déjà consentis. C’est hélas rarement le cas. À un extrême, se trouvent les joueurs pathologiques qui ne voient que les bénéfices potentiels, à l’autre, se trouvent les administrations qui ont tendance à surenchérir dans des organisations complexes et dispendieuses dans l’espoir de justifier les coûts passés.

Ces comportements sont bien étudiés en sciences cognitives, et la médecine en offre de belles illustrations. Chaque nouveau plan cancer ou nouveau plan Alzheimer accumule des coûts sans oser affronter l’évidence de l’échec. Les dépistages organisés et bilans de santé prolifèrent malgré des bénéfices de plus en plus faibles. Il faut des décennies pour admettre qu’un médicament, un jour approuvé, puisse être dangereux.

Certes, les administrations et les médecins en portent une grande part de responsabilité, mais ce sont souvet les patients qui amplifient ces dérives comportementales, pouvant aller jusqu’à la dissonance cognitive.
Les psychanalysés ont dépensé des fortunes en se persuadant que tout le temps perdu ne pouvait pas être définitivement perdu. Même dans les pays où les ministères doutent de l’utilité des dépistages organisés de cancer, des patientes amputées d’un sein manifestent activement pour “octobre rose“, le fameux mois de promotion du dépistage. Des patients amputés de la prostate, au lieu d’admettre que leur opération était peut-être inutile, préfèrent rejoindre la manifestation “movember” ou “moustaches de novembre“. Il n’y a pas encore de “mois du cholestérol“, mais les patients traités, parfois victimes d’effets secondaires désastreux, hésitent à supprimer leur traitement, refusant l’idée d’avoir surveillé aussi attentivement leurs analyses et tant souffert pour rien.

Les marchands de diagnostics et de médicaments n’ont pas besoin d’utiliser toutes les sophistications du neuro-marketing pour arriver à leurs fins, il leur suffit de financer et d’organiser le prosélytisme de ces patients convaincus de leurs choix. Ces marchands peuvent s’appuyer confortablement sur les administrations, coutumières du sophisme du Concorde.

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Révision (Cochrane) du vaccin HPV : incomplète et avec de nombreux biais ?

Rien ne justifie de recommander le vaccin Gardasil contre les papillomavirus

Cochrane – Une institution indépendante de l’industrie pharmaceutique, a récemment blanchi les vaccins recommandés pour prévenir le cancer du col de l’utérus, controversés depuis dix ans. Des voix qui contestent solidement l’efficacité de cette vaccination mettent aujourd’hui leurs données à la disposition du public et des médias.

Avec ses collègues (Dr Jean-Pierre Spinosa, gynécologue, et Serena Tinari, journaliste d’investigation), Catherine Riva considère que Cochrane devrait rétracter cette revue et tout reprendre depuis le début. Mais l’organisation est restée sourde aux doléances qu’ils lui ont adressées suite à la publication de la revue. Son refus d’entrer en matière est la goutte de trop qui les amène aujourd’hui à tout rendre public. Le 10 décembre, leur analyse critique de la revue Cochrane sur les vaccins anti-HPV était dévoilée sur le British Medical Journal  L’ensemble des données et des tableaux à l’appui de leurs conclusions ainsi que leurs six ans de correspondance avec Cochrane sont désormais en accès libre.

LisezRien ne justifie de recommander le vaccin Gardasil contre les papillomavirus” sur parismatch.

Unbiased information on medicines : Why is it needed?

Pharmaceutical promotion practices HAI webinar, Oct 2018

Dr Barbara Mintzes (University of Sydney) joins Health Action International for an expert webinar on pharmaceutical promotion practices.

Vaxxed: From Cover-Up to Catastrophe

Doctor behind film that links autism to vaccines speaks out featuring Dr. Andrew Wakefield & Polly Tommey

A 2016 American film alleging a cover-up by the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) of a purported link between the MMR vaccine and autism.

Official site.

Les dangers de l’obligation vaccinale chez les nourrissons

Certains vaccins sont complètement inutiles, dit Serge Rader

Interview de décembre 2017, publié par Magazine Nexus.

Serge Rader, pharmacien spécialiste des vaccins, pousse un cri de colère pour qu’un véritable débat scientifique puisse avoir lieu, sans la mainmise des laboratoires pharmaceutiques.

  • Auteur des livres “Vaccins : oui ou non ?” et “Le racket des laboratoires pharmaceutiques : et comment s’en sortir” Serge Rader, pharmacien durant de très nombreuses années et depuis peu lanceur d’alertes, explique, au travers de cas concrets, les dangers de l’obligation vaccinale chez les nourrissons.

La mainmise des laboratoires pharmaceutiques sur la vaccination

Serge Rader pharmacien, 2018 : Buzyn et la dictature des vaccins

Vidéo publiée le 23 juillet 2018 par TV Libertés.

Serge Rader, pharmacien spécialiste des vaccins, pousse un cri de colère pour qu’un véritable débat scientifique puisse avoir lieu, sans la mainmise des laboratoires pharmaceutiques.

  • Auteur du livre “Le racket des laboratoires pharmaceutiques : et comment s’en sortir” Serge Rader, pharmacien durant de très nombreuses années et depuis peu lanceur d’alertes met en lumière, au travers de cas concrets, les dangers de la vaccination.
  • Nos liste de vidéos sur les médicaments et labos.

It’s a moral requirement to make money when you can to sell the product for the highest price, Pharma CEO says

Pharmaceutical executive defends 400 percent price hike

“I think it is a moral requirement to make money when you can . . . to sell the product for the highest price.”

“The point here is the only other choice is the brand at the higher price. It is still a saving regardless of whether it is a big one or not,”

“I agree with Martin Shkreli that when he raised the price of his drug he was within his rights because he had to reward his shareholders,”

“If he’s the only one selling it then he can make as much money as he can,”
“This is a capitalist economy and if you can’t make money you can’t stay in business.”

said Nirmal Mulye. Nostrum chief executive, in an interview…
read Pharma chief defends 400% drug price rise as a ‘moral requirement’ in the Financial Times September 11, 2018

En dehors de la science et de la justice, le bon sens peut parfois suffire

Pesticides, antidépresseurs et agnotologie du suicide

Publié par Luc Perino, médecin généraliste, humeur du 21/08/2018

Un retentissant procès vient de condamner Monsanto à verser 250 millions d’euros à un jardinier intoxiqué par le glyphosate. Cette sentence est considérée par la plupart des commentateurs comme une preuve définitive de la toxicité du glyphosate. Depuis des décennies, des milliers d’articles scientifiques ont formellement démontré la toxicité des pesticides en général et du glyphosate en particulier. Rares sont ceux qui ont eu un écho, et les plus commentés l’ont été cent fois moins que ce dernier procès. Certes, la science n’a pas le charme médiatique de la justice, mais ce serait là une trop rapide conclusion.

En réalité, la science n’émeut pas les multinationales, car elles en sont les premières productrices. Rien n’est plus facile que de décortiquer les petits biais consubstantiels à toute science et de produire de nouveaux biais. Cette science du doute s’appelle l’agnotologie et elle suffit à maintenir longtemps les institutions en sommeil. Surtout si ce sommeil est profitable à tous les sens du terme.

On pourrait en conclure que seule la justice peut émouvoir les multinationales. Ce pourrait être vrai si les condamnations visaient les dirigeants, mais les peines se résument toujours à d’anonymes indemnités qui ont été largement budgétées en amont. L’industrie pharmaceutique en est coutumière. Le laboratoire Glaxo a payé une amende de 3 milliards de dollars pour avoir dissimulé pendant des années les risques cardiovasculaires mortels liés à son hypoglycémiant (rosiglitazone). Pfizer a payé 2,3 milliards pour avoir promu hors autorisation de dangereux antiépileptiques pour des douleurs banales. Etc. Le procès du glyphosate semble ridicule aux côtés des milliards que paient avec discrétion les compagnies pharmaceutiques pour éviter les procès.

Pourtant, en dehors de la science et de la justice, le bon sens peut parfois suffire. La simple observation de la dévastation animale et végétale immédiate causée par les pesticides suffisait à en évaluer la toxicité. Les paysans du monde entier ne s’y sont pas trompés en choisissant les pesticides comme premier moyen de suicide. Les pesticides sont même responsables de plus d’un suicide sur sept dans le monde. Les antidépresseurs en provoquent probablement plus, mais la preuve est plus délicate, car l’agnotologie pharmaceutique est infiniment plus subtile que l’agnotologie agro-alimentaire.

Constatant le long et tortueux chemin de la vérité avec la science ou la justice comme seul attelage, nous comprenons aisément pourquoi la très grande majorité des humains se réfugie derrière les dogmes. L’industrie agro-alimentaire est là pour nous nourrir. L’industrie pharmaceutique est là pour nous soigner. Voilà des dogmes qui, en plus d’être immuables, sont vraiment reposants.

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