Médicaments dangereux : à qui la faute ?

Ce que les missions d’enquête ne vous diront jamais

Sang contaminé, hormone de croissance, Distilbène, cérivastatine, Vioxx, Acomplia, Avandia, Di-Antalvic, vaccins contre l’hépatite B, la grippe ou le cancer de l’utérus : les gens n’en peuvent plus de constater que rien ne change malgré l’accumulation des scandales pharmaceutiques, et qu’en plus, tout semble s’aggraver dans une ambiance révoltante d’impunité.

Il s’agit donc de dire aux citoyens qu’ils ont raison d’être inquiets, de leur montrer que les réformes qu’on leur propose n’ont d’autre objectif que d’aggraver les conditions qui ont rendu possibles tous ces scandales, de les convaincre enfin qu’ils n’ont aucun motif sérieux de retrouver la confiance. Bref : de leur donner des éléments de fait suffisants pour inspirer leur protestation et alimenter leur résistance.

On partira le plus souvent d’expériences concrètes dont l’interprétation saute déjà aux yeux du plus profane, pour en tirer matière à une réflexion plus abstraite, tout en essayant de caractériser le rôle des principaux acteurs à l’œuvre : les médecins, les experts, les journalistes, les fabricants.

Les affaires associées à des médicaments dangereux se succèdent et ébranlent toujours plus la confiance des consommateurs dans l’industrie pharmaceutique.

Table des matières

Chap. 1 – Les médecins
– Dérive vers le préventif
– Information médicale
– Sens des sources
– “Le roman de la médecine”

Chap. 2 – Les experts
– Conflits d’intérêts
– Rôle des décideurs
– Impunité et inamovibilité
– Incompétence
– L’illusion du processus collégial
– Erreur et obstination

Chap. 3 – Les journalistes
– Déontologie
– Formation intellectuelle
– Vérification des sources
– Conflits d’intérêts

Chap. 4 – Les fabricants
– Un monde méconnu
– Inflation réglementaire
– Innovation
– Un business insolent
– Associations de patients
– Risque zéro

En Savoir Plus
Site Web du Dr Marc Girard.
Commentaires clients sur Amazon.

La face cachée du lait

En quête d’actualité, Culture Infos, 2015

La pression économique et la logique industrielle ont rendu les méthodes de production – et de tarification – du lait pas toujours très transparentes.

Le magazine a enquêté pour découvrir, entre autres, les raisons qui expliquent les importants écarts de prix entre les différentes marques, le fonctionnement des exploitations géantes ainsi que les conséquences de leurs méthodes de fabrication pour la santé • Bio : peut-on toujours avoir confiance ? La grande distribution propose aujourd’hui ces produits à prix cassé, mettant le 100 % naturel à la portée de tous. Mais comment est-il possible d’être jusqu’à deux fois moins cher que les magasins spécialisés ? Plongée dans les coulisses du bio low cost pour voir s’il tient vraiment ses promesses.

Diffusé le 20 mars 2015, En quête d’actualité.

Le lait : mensonges et vérités

Les produits laitiers sont-ils nos amis pour la vie ? Vérité, mensonges et propagande

On a longtemps affirmé que le lait était bon pour la santé. Or, aujourd’hui, ses vertus sont de plus en plus remises en cause. Quelle est la différence entre le lait cru et celui que nous trouvons dans le commerce ? Les produits sans lactose ne présentent-ils que des avantages pour les consommateurs ? Le lait bio est-il réellement meilleur pour la santé ? « Xenius » mène l’enquête.

Le lait, ami ou poison ? Indispensables à une alimentation équilibrée et source de nombreux nutriments pour les uns, associés au développement de maladies pour les autres, les produits laitiers suscitent aujourd’hui une vive controverse. Enquête sur le lait et ses dérivés, sujet qui déchaîne aujourd’hui les passions.

Diffusé le 10/01/2017, arte.

Industrie agro-alimentaire : business contre santé

Les magazines de France 2, Cash Investigation, Présenté par Elise Lucet, 2016

Un film de Sandrine Rigaud avec Guillaume Coudray.

Pourquoi le jambon est-il rose ? Pourquoi a-t-il la réputation d’être bon pour les enfants ? Elise Lucet révèle les recettes inavouables des géants de l’agroalimentaire. De la Bretagne au Danemark en passant par la Californie et le Wisconsin, pendant un an, une équipe a avalé les kilomètres, en avion, en voiture et en caddy pour déterminer comment ces mastodontes de l’assiette pèsent sur les décisions de santé publique, à leur avantage. Elise Lucet prolonge l’enquête avec des experts et des responsables politiques.

Diffusé le 13/09/2016, franceinfo.

Ostéoporose, il y a comme un os

Ostéoporose : vraie menace ou fausse maladie ? – Enquête de santé, le documentaire

Dans la plupart des cas, l’ostéoporose n’est pas une maladie mais un processus naturel lié au vieillissement.

Le mode de dépistage de l’ostéoporose conduit des milliers de femmes en bonne santé à prendre des traitements préventifs dont l’efficacité est remise en cause. Des médicaments censés prévenir le risque de fracture qui peuvent avoir de graves effets secondaires. Aux Etats-Unis, ils sont au cœur de retentissants procès.

Le documentaire “Ostéoporose, il y a comme un os“, réalisé par Bruno Timsit, est suivi d’un débat animé par Michel Cymes, Marina Carrère-d’Encausse et Benoît Thevenet.

Mise en garde, boîtes de Dépakote®

L’ansm agit au nom de l’Etat “pour des produits de santé sûrs, efficaces et innovants”

Récents pictogramme et mise en garde sur les boîtes dépakote®.

Image via l’ansm (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) sur Twitter.

Valproate : le formulaire d’accord de soins utilisé seulement une fois sur deux

Médicaments contenant du valproate : le niveau d’application des conditions de prescription et de délivrance est insuffisant

Plusieurs mesures ont été mises en place par l’ANSM depuis 2015 afin de réduire les risques liés à l’utilisation pendant la grossesse des médicaments contenant du valproate ou un dérivé (Depakine, Depakine Chrono 500, Micropakine, et génériques, Depakote, Depamide) et en particulier une démarche sécurisée de prescription et de délivrance. Cette démarche repose sur la présentation en pharmacie pour les patientes d’un formulaire d’accord de soin co-signé avec le médecin spécialiste associé à une ordonnance de ce spécialiste datant de moins d’un an. L’ANSM, en collaboration avec l’Ordre des pharmaciens, a demandé à Sanofi de réaliser une étude pour s’assurer de la bonne application de ces conditions de prescription et de délivrance (CPD).

” … le respect des conditions de prescription et délivrance était de l’ordre de 31% en 2016. Il n’atteint que 47% en 2017. … Le formulaire d’accord de soins n’était présenté que pour 50% des dispensations en 2017 (33% en 2016)… ”

Les résultats de l’étude montrent que les CPD ne sont pas suffisamment respectées.

“Actuellement, tout n’est pas fait pour éviter le valproate chez la femme enceinte. Il faut que l’information soit la plus répandue possible”

Dominique Martin, directeur général de l’ANSM.

L’utilisation des médicaments contenant du valproate ou un dérivé nécessite une attention particulière de l’ensemble des professionnels de santé et une information complète des patientes. En effet, ces médicaments présentent des risques importants de malformation et de troubles neuro-développementaux pour les enfants s’ils sont utilisés pendant la grossesse.

Communiqués ANSM
  • Médicaments contenant du valproate : le niveau d’application des conditions de prescription et de délivrance est insuffisant – Communiqué, ansm, 20/10/2017.
  • Dossier Valproate et dérivés de l’ANSM.
Articles de Presse:

Cytotec misoprostol dans le déclenchement de l’accouchement : arrêt de commercialisation proche

Le Cytotec, médicament détourné de son usage, va être retiré du marché

Malgré les différentes mises en garde de l’ANSM, le Cytotec reste majoritairement utilisé hors AMM dans des indications en obstétrique, soit pour déclencher l’accouchement à partir de 37 semaines d’aménorrhée soit dans l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse (IVG).

L’ANSM rappelle que cette utilisation hors AMM peut entraîner des effets indésirables graves pour la mère et l’enfant, comme la survenue d’une rupture utérine (déchirure du muscle utérin), d’hémorragies ou d’anomalies du rythme cardiaque fœtal.

Aussi, le laboratoire Pfizer a décidé d’arrêter la commercialisation de Cytotec. En accord avec l’ANSM, cet arrêt sera effectif le 1er mars 2018

Communiqué ANSM
  • Cytotec (misoprostol) : arrêt de commercialisation à compter du 1er mars 2018 – Communiqué, ANSM, 20/10/2017.
  • Mise en garde sur les risques potentiels liés à l’utilisation hors AMM du Cytotec (misoprostol) dans le déclenchement de l’accouchement et toute autre utilisation gynécologique (25/02/2013) – Point d’information, ANSM, 25/02/2013.
Articles de Presse:
  • Le Cytotec, médicament détourné de son usage, va être retiré du marché, lemonde, 19/10/2017
  • Le Cytotec® sera retiré du marché en 2018, Allodocteurs, 19/10/2017.
  • Cytotec : “On a considéré mon bébé comme un produit à rentabiliser”, francetvinfo, 19/10/2017

Glyphosate : perturbateur européen ?

Stéphane Horel et Yves Bertheau sont les invités de “Dimanche, et après ?”, octobre 2017

Par Raphaël Bourgois, via france culture.

Le débat européen autour du glyphosate met en lumière un ensemble complexe de rapports de forces entre différents acteurs. Au-delà de la question environnementale et sanitaire, ce sont les relations qu’entretiennent science, industrie et politique qui doivent être questionnées.

En Savoir Plus

An Investigation
  1. The Manufacture of a Lie.
  2. A Denial of the State of the Science.
  3. The Interference of the United States.
  4. The Discreet but Major Gift to the Pesticides Lobby.

Monsanto Papers, la saga continue …

Stéphane Horel, Stéphane Foucart et Nadine Lauverjat sont les invités de “cause à effets”, octobre 2017

Par Aurélie Luneau, via france culture.

À l’heure où la controverse sur le glyphosate soulève débats et questions de santé de publique, en Europe, et que les témoignages de victimes s’accumulent, que nous réservent encore les Monsanto Papers ?

En Savoir Plus